Fiche Métier

La Plongée est avant tout une passion, un état d’esprit …

Mais on peut aussi en faire son métier.

Plusieurs filières sont possibles et Aquatic Rando peut vous aider à accéder aux différentes écoles.

 

– Moniteur de plongée

Le moniteur de plongée encadre et enseigne la pratique de la plongée auprès de plongeurs amateurs ou confirmés. Il doit être à la fois techniquement très compétent et suffisamment pédagogue pour pouvoir faire passer ses connaissances.

 Les prérogatives d’encadrement et d’enseignement sont différentes selon le brevet.

Sous l’autorité d’un moniteur de niveau supérieur auprès duquel il travaille, le moniteur de plongée titulaire du BPJEPS plongée subaquatique initie, encadre, accompagne, assure la sécurité et contribue à la formation des plongeurs en scaphandre à l’air ou au nitrox de 0 à 40 mètres. Il travaille en complète autonomie dans le cadre de la randonnée aquatique.

Il organise l’activité sur le site de pratique et l’adapte aux spécificités et attentes des publics ainsi qu’aux contraintes environnementales.

Pour l’exercice rémunéré de la plongée, en France, un moniteur de plongée doit obligatoirement être titulaire d’un diplôme d’État d’éducateur sportif (BPJEPS, DEJEPS, DESJEPS mention plongée subaquatique).

 

Le BPJEPS plongée subaquatique (niveau bac) pour devenir animateur dans une association, une entreprise ou une collectivité territoriale. Pour accéder à la formation, le candidat doit justifier d’un niveau de pratique (PA-40 et 50 plongées minimum), passer un test pratique et théorique préalable (apnée jusqu’à 10 mètres de profondeur, sauvetage à moins de 20 mètres de profondeur, immersion en palanquée à moins de 40 mètres de profondeur, test écrit sur les connaissances), disposer du PSC1. La formation dure entre 3 et 4 mois (coût : 10 000 €).

Une réforme majeure avec la création de 2 BP distincts.
Une mention « Plongée subaquatique » proposée avec 2 options ; « en scaphandre » et « sans scaphandre ».

Le BPJEPS option A « en scaphandre » permettra sous l’autorité d’un moniteur titulaire a minima d’un BEES, DE ou DES plongée d’accompagner les plongeurs en exploration dans l’espace de 0 à 40 mètres et de contribuer à la formation et à la certification des plongeurs à l’air ou au nitrox dans l’espace de 0 à 20 mètres de profondeur.
Tout comme avec le BPJEPS précédent, il pourra en complète autonomie, initier, accompagner et former les randonneurs subaquatiques en toute situation.

Le BPJEPS option B « Sans scaphandre » permettra en pleine autonomie l’encadrement, l’animation, l’enseignement et l’entraînement de toutes les disciplines, compétitives ou non, entrant dans le champ de la plongée sans scaphandre. Ce champ d’interventions vise notamment les activités subaquatiques d’apnée, de pêche sous-marine, de nage avec palmes, de randonnée subaquatique, de nage en eaux vives, de hockey subaquatique, de tir sur cible et autres activités subaquatiques sans scaphandre en fonction du (ou des) support(s) technique(s) sur lequel il est spécialisé.

Le DEJEPS, plongée subaquatique (niveau bac + 2) le cœur de métier du moniteur de plongée.
La formation complète proposée ces dernières années incluant l’enseignement à toute profondeur et le tutorat de stagiaire s’est révélée trop ambitieuse pour certains candidats. Le nouveau format de ce diplôme permettra de revenir à une formation de niveau E3 assez proche de l’ex- Brevet d’état avec un encadrement et un enseignement à 40 mètres.

Le certificat complémentaire, pour aller plus loin,
Le diplôme de DEJEPS pourra être complété par un Certificat complémentaire (CC) intitulé « plongée profonde et tutorat » permettant l’encadrement et l’enseignement à 60 mètres et donnant accès à la fonction de tuteur de stagiaires.

Le DESJEPS, plongée subaquatique (niveau bac+ 3) pour être directeur de projet, directeur de structure ou directeur sportif.

Possibilité à partir du BPJEPS d’évoluer vers le DEJEPS ou vers le DESJEPS pour occuper des fonctions de coordination ou d’encadrement.

Pour l’enseignement de la plongée en dehors de nos frontières, Possibilité de passer les diplômes PADI et obtenir le Dive Master ou l’Instructeur.

Un moniteur de plongée peut se reconvertir dans la vente et l’entretien de matériel de plongée sur des bases nautiques, voire rédiger des articles dans la presse spécialisée ou avoir une fonction de conseiller sur des tournages aquatiques ou sous marins.

– Plongeur scaphandrier

Un plongeur professionnel est un spécialiste dans le milieu sous-marin. Il effectue des explorations, des travaux en eaux profondes, ou des inspections de conformité. Les scaphandriers peuvent travailler dans différents domaines, comme l’archéologie sous-marine, le génie civil, la marine nationale, le forage ou encore l’extraction gazière ou pétrolière. C’est un métier qui demande une excellente condition physique et une habilitation à la plongée sous-marine délivrée par l’ENS à Fréjus ou l’INPP

Le plongeur scaphandrier peut travailler dans de nombreux domaines. A l’image d’un cordiste , il possède une spécialisation en plus de la plongée. Nageur accompli, le scaphandrier est amené à fréquemment se déplacer dans son travail : hormis les grandes zones portuaires, c’est un travail essentiellement composé de missions, la monotonie n’est pas de mise ! Archéologue, biologiste, tuyauteur, soudeur, secours, démineur, foreur, électricien, il existe beaucoup de possibilités d’exercice, un plongeur peut à tout moment s’orienter vers un nouveau domaine.

Le plongeur doit, dans tous les cas, avoir une excellente condition physique et parfaitement connaître son matériel. Il peut aussi être amené à utiliser des filets, des métaux, seaux, sacs, lampes, mais aussi des appareils spéciaux, tels que des robots sous-marins. Le moindre dysfonctionnement doit être identifié, une fois dans l’eau, on ne peut pas revenir en arrière! En fonction de la zone à explorer, il doit toujours déterminer la dangerosité du lieu et identifier les principaux risques d’accidents. A la vue de l’eau, il doit estimer le degré de visibilité et la température afin de sélectionner la combinaison et les types d’éclairages nécessaires.

– Océanologue

L’océanologie se concentre sur l’exploitation des ressources et la protection de l’environnement marin. L’océanologue effectue des recherches sur tout ce qui touche à l’océan. Il étudie les fonds marins, les sols et sous-sols, les mers, les organismes animaux et végétaux qui y vivent…
L’océanologue fait des prélèvements en mer mais il passe la plus grande partie de son temps dans son laboratoire
L’océanologue fait des prélèvements en mer mais il passe la plus grande partie de son temps dans son laboratoire
Précision, rigueur, curiosité et maîtrise de la langue anglaise
Salaire

Pour un chercheur débutant la rémunération est d’environ 1 600€ net par mois. Dans la fonction publique, en fonction du grade, de l’échelon et de l’ancienneté, il peut monter jusqu’à 3 200€. L’océanologue peut à terme évoluer en enseignent chercheur et enseigner à l’université. Le salaire est alors d’environ 5 000 € net par mois.
Volume d’embauches

Les débouchés sont peu nombreux et se situent principalement dans les organismes de recherche (CNRS, Ifremer, IRD, EPSHOM, CEVA etc). Les secteurs de l’industrie et de l’exploitation de la mer recrutent également des océanologues pour intégrer des équipes techniques (industries pharmaceutique, pétrolière etc).

Les objectifs des travaux de recherche de l’océanologue sont variés : recherche sur l’origine de la vie, compréhension et prévention des tremblements de terre, définition de nouveaux traitements médicaux, etc. Les travaux de l’océanologue concernent à la fois la recherche fondamentale et la recherche appliquée. Il étudie l’environnement du littoral en observant et en surveillant les pollutions chimiques. Il étudie les écosystèmes ou la répartition des espèces animales et végétales dans les mers et gère les ressources qui concernent la pêche. Il peut également faire des recherches à des fins médicales ou pharmaceutiques (de nombreux médicaments étant fabriqués à base d’algues).
« Un métier qui s’adresse aux personnes qui ont le pied marin ? »

Pas la peine d’être aussi à l’aise sur un bateau que le Commandant Cousteau. En effet si l’océanologue réalise des prélèvements en mer à partir de bateaux océanographiques, il passe la plus grande partie de son temps dans son laboratoire et devant son ordinateur. On estime à environ un mois dans l’année le temps passé en mer pour prélèvement. Le reste sera consacré au traitement en laboratoire et à l’exploitation des nombreuses données recueillies.

L’océanologue doit disposer de nombreuses compétences comme la rigueur et la curiosité. En effet durant toute sa carrière l’océanologue se nourrit des recherches, rapports et expériences de ses confrères. Lire et se tenir informé des travaux de recherches du monde entier représentent une part non négligeable de son travail. La compréhension de l’anglais est donc indispensable. De plus il n’est pas rare qu’il assiste à des conférences internationales. Il doit aussi être capable de faire preuve d’une grande précision en utilisant de nombreux outils sophistiqués (satellites, bouées marines…). En plus de toutes ces qualités indispensables, l’océanologue est avant tout un passionné de la mer et du milieu marin.

– Aquaculteur

Les coquillages et les crustacés sont souvent synonymes de repas de fête. Mais avant que vous puissiez les déguster, un travail minutieux et précis est effectué en amont par l’aquaculteur . C’est ce dernier qui réalise les étapes nécessaires de l’élevage aquacole comme les installations de naissain, le suivi de la production et au final la récolte. Il doit se plier aux objectifs de production tels que les quantités, la qualité et les variétés, tout en suivant les règles d’hygiène et de sécurité ainsi que la réglementation environnementale.
Aquaculteur
Aquaculteur
L’aquaculteur cultive les produits de la mer à grande échelle

Ce métier est accessible avec des études ou une formation agricole en aquaculture ou en productions aquacoles. Pour faciliter l’installation des jeunes dans la profession, un Brevet Professionnel de Responsable d’Exploitation Agricole est requis pour l’obtention de financements spécifiques (prêts bonifiés). A noter également que ce métier peut mener à la réalisation de la commercialisation des produits issus de la pêche. Ce spécialiste peut aussi être amené à coordonner une équipe ou même diriger une exploitation aquacole à terme. Cette activité s’exerce donc au sein d’entreprises productrices de poissons, de coquillages et de crustacés et est en relation avec divers intervenants tels que les services vétérinaires, des techniciens conseils et des clients. Elle varie également selon le secteur : conchyliculteurs, pisciculteurs ou ostréiculteurs, mytiliculteurs et bien sûr elle change en fonction des saisons. Le travail au quotidien s’effectue à l’extérieur ou en atelier pour le conditionnement et il peut impliquer la manipulation de charges.

Bien en amont de la récolte, l’aquaculteur doit identifier le lieu d’intervention, c’est-à-dire les tables à moules et les bassins à partir du planning et, en conséquence, préparer le matériel comme les barges, les filets et les combinaisons de plongée le cas échéant. Il installe ensuite le naissain de coques, palourdes, huîtres ou de moules sur des champs marins ou dans des poches d’élevage, des bassins ou des étangs. Il surveille ensuite le développement des poissons et des coquillages, détecte les anomalies de croissance et applique les mesures correctives. Dès lors, il peut récolter le produit de l’élevage à maturité et le préparer au conditionnement en faisant notamment le tri des poissons, comme les pêcheurs, et le détroquage de coquillages. Il conditionne les produits selon leurs caractéristiques, les commandes et le mode de transport prévu. Afin de rendre la production la meilleure possible, il effectue des prélèvements d’eau et réalise des tests pour détecter la présence de polluants ou de bacilles.

– Technicien de zoo et d’aquarium

Le technicien des parcs zoologiques et d’aquariums se charge de l’entretien de l’espace de vie d’animaux rares et atypiques. Il doit connaître les conditions nécessaires au bien être d’animaux qui ne sont pas toujours habitués au climat local. En fonction de l’espèce et des saisons, il adapte leur alimentation, la qualité de leur habitat. Il doit rapidement identifier un problème pour établir les premiers diagnostics. Le technicien animalier des zoos peut aussi effectuer des activités pédagogiques et de sensibilisation.
image de travail avec les animaux Technicien animalier
image de travail avec les animaux Technicien animalier
A la Cité, Nicolas est comme un poisson dans l’eau
Salaire
Au départ, on touche le Smic: autour de 1 100 € net par mois. Entre 1 300 € et 1 500 € au bout de dix ans.
Volume d’embauches
On compte une trentaine d’aquariums et quelque 150 zoos et parcs zoologiques en France. Le métier s’exerce aussi dans les parcs naturels.

Le technicien animalier veille au bien-être des pensionnaires de son aquarium ou de son zoo. Il s’occupe aussi de leur cadre de vie et du renouvellement des espèces.

Avec son BTS production aquacole, Nicolas Cagnon se destinait plutôt à l’ostréiculture. Un remplacement à la Cité de la mer de Cherbourg l’a amené du grand air à un espace plus confiné, mais autrement plus passionnant. Ce lieu qui reçoit 200 000 visiteurs par an, aquariums, poissons, crustacés et invertébrés est le domaine de Nicolas. « Nous avons quelque 4 000 animaux de 200 espèces différentes, dans 17 bassins d’exposition, et dans d’autres de quarantaine réservés aux arrivants et aux animaux qui ont besoin d’être isolés », explique le technicien animalier.

Le nourrissage des animaux et le nettoyage des aquariums sont la partie routinière du travail. Cela impressionne les visiteurs qui ont la chance de voir Nicolas en plongée pour nettoyer les vitres des grands bassins. Surtout celui des requins où évoluent deux « pointe noire » d’une mètre cinquante, ou dans la fosse de dix mètres. « Je fais aussi du jardinage et du bricolage », plaisante le jeune homme pour expliquer que la décoration des bassins fait partie de son travail. Si les algues sont bien réelles, ce que l’on croit être des coraux est en fait du béton décoré.

Pour que toute cette vie aquatique se passe sans problème, il faut que l’eau de mer puisée près de la Cité soit saine. « Nous devons maîtriser sa qualité, son remplacement – 10 % par jour – et sa température de 10°, 18° ou 25°, suivant les espèces. Cela passe par des mesures précises, car l’eau c’est le sang de l’aquarium ! »

Nicolas participe également au renouvellement des espèces, environ 30 % par an, ainsi qu’à la rédaction des panneaux explicatifs. « Cette année, nous mettons l’accent sur les poissons qui contribuent aux progrès de la médecine, comme les poissons pierres qui servent à prévenir les maladies du cœur. » La Cité de la mer s’est aussi spécialisée dans la reproduction de méduses. Cela se passe en coulisses, mais aussi dans le circuit de visite.

 

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